La fontaine de l’ange de Vienne
novembre 22, 2017
Portraits de lecteurs : Brigitte
décembre 3, 2017

Fêter la Saint-Nicolas en Autriche

Partagez cet article

Le père Noël avant l’heure ? C’est bien ce que je m’étais dit lorsque j’y ai été enfin confrontée lors de mon arrivée en Autriche.

Tout commença un jour de début novembre alors que je souhaitais fabriquer un Père Noël avec mes plus jeunes élèves de français. Alors que je leur présentais le produit fini, ils s’écrièrent en chœur « Nikolo » ! « Qu’est-ce que c’est que ça encore ! » me demandais-je. Je pensais m’être bien préparée et entendre des « Weihnachtsmann » (Père Noël en allemand) enjoués. En retournant ce « Nikolo » dans tous les sens, je compris quelques instants plus tard qu’il devait s’agir de saint Nicolas. Je n’étais pas venue à l’idée qu’il pouvait être célébré en Autriche aussi. Le soir même je remarquais pourtant en allant faire mes courses qu’il était bien partout avec sa mitre et sa crosse d’évêque et ce n’étaient pas des pères Noël que j’avais vus jusque-là déferler dans les rayons des supermarchés.

Je me sentais alors quelque peu inculte. Ayant grandi en Bourgogne, je connaissais peu de choses le concernant, hormis qu’il était entre autres le saint patron des enfants. C’est ainsi que je demandais à des amis du Nord de la France, d’Alsace et de Lorraine qu’ils me racontent ce à quoi ils associent ce personnage de fête. J’entendis principalement parler de défilés, de carottes, de père fouettard et de chocolats. Cela semblait bien festif et chocolaté, cette fête allait donc me plaire !

De retour au bureau, je demandais à mes collègues si ce saint homme nous rendrait visite. Je ne reçus que des sourires et des remarques amusées qui me répondaient par la négative. Je notais que l’on ne m’avait de nouveau pas prise au sérieux (cela semble arriver fréquemment d’ailleurs). Enfin, jusqu’au jour J, le 6 décembre. Alors que j’étais bien concentrée sur mon travail, voilà que saint Nicolas entra dans mon bureau ! Il connaissait mon prénom ! Et m’apporta un sachet de chocolats ! Quelle surprise et quelle joie ! Je pense que l’espace d’un instant je retombai en enfance.

Cette surprise venait bien de mes chers collègues, que je souhaite par ailleurs sincèrement remercier. Ils prennent très souvent le temps pendant leurs pauses de répondre à mes nombreuses (voire très nombreuses) questions destinées à satisfaire mon activité de blogueuse, et ne cessent de m’encourager dans cette voie. Par ce biais, je collectai de nouveau des informations, plus mignonnes les unes que les autres, sur les célébrations de la Saint-Nicolas en Autriche. Chez l’une d’entre eux, les enfants doivent bien nettoyer leurs chaussures, surtout leurs paires de bottes, et les laisser devant la fenêtre du séjour la veille du 6 décembre. La famille se rend aussi à un défilé ou à un rassemblement lors duquel la star du jour paraît (il y en a dans plusieurs endroits de Vienne ainsi que dans la plupart des communes autrichiennes).

Avec le Krampus !

Avec un policier !

Le 6 décembre au matin, les enfants découvrent leurs chaussures pleines de pommes, de cacahuètes, de mandarines, de chocolats et de petits cadeaux. Le saint Nicolas est donc bel et bien passé ! Il passe d’ailleurs aussi chez les grands-parents, à la maternelle et à l’école primaire. La grande majorité des enfants échappent alors au Krampus, version plus animale et monstrueuse du père fouettard, dont je vous conterai l’histoire certainement l’an prochain ! Ce dernier apporte en effet aux enfants qui n’ont pas été suffisamment sages des branchages pour les fouetter ou des pommes de terre. Pour ma part, je le mange en version pain d’épice afin de venger ces pauvres malheureux.

Et vous ? Le saint Nicolas vient-il vous rendre visite ?

En ce qui me concerne, je suis prête !

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

69598833