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Quand je suis arrivée à Vienne, je me demandais ce qu’étaient ces sortes de gros coffres à jouets plantés à proximité des parcs, sur des places ou certains coins de rue. Curieusement, plus il faisait froid en avançant dans l’automne, et plus ils étaient nombreux. Je me questionnais sur ce qu’ils pouvaient bien renfermer. Du matériel sportif à mettre à l’abri ? Des décorations de Noël attendant d’être accrochées ? Diverses choses servant à une manifestation que je ne connaissais pas ? Finalement, je passai à autre chose.

Un matin, en allant travailler, je trouvais que quelque chose avait changé, mais je ne savais quoi. Le soir, en rentrant, je remarquai une présence curieusement importante de gravillons sur le trottoir. Bizarre. Et pas seulement dans ma rue ! Bizarre. Après quelques réflexions, je compris qu’ils étaient là contre la neige. Impensable peut-être, mais je ne connaissais pas cette méthode. Je vous rappelle (pour le plaisir), que je viens du nord de la Bourgogne, et que je ne connaissais alors que le sel, la pelle, les deux ou l’attente.

Là, vous vous dites sans doute que je compris que ces fameux coffres servaient bien à avoir des gravillons à portée pour l’hiver. Vous n’avez pas tort, mais il me fallut plus d’un hiver pour le comprendre !

En tout cas, le sujet m’intéressa et je trouvai un ami à interroger ! Il travaille pour le MA 48, service n°48 de la ville de Vienne ayant notamment en charge l’entretien de la voierie, la collecte et le tri des déchets. Ainsi, j’appris que tous ces coffres n’étaient pas du MA 48, mais appartenaient aussi à des immeubles. Propriétaires et copropriétés peuvent en effet louer des emplacements et faire garder leur trésor le reste de l’année par le MA 48. Je comprends maintenant pourquoi on en voit un peu de toutes sortes !

Le MA 48 cherche à utiliser le moins de sel possible à cause de son effet corrosif sur la nature et de très nombreux matériaux. Il est d’ailleurs interdit d’en répandre à moins de dix mètres d’arbres et d’espaces verts. Les gravillons produisant quant à eux de la poussière, la devise du MA 48 reste : Sabler ou saler comme il faut mais en utilisant le moins de matière possible. Une fois la période la plus rude de l’hiver passée, il faut ramasser ces gravillons. La MA 48 revient alors sur le devant de la scène avec ses engins magnifiques pour les ramasser et les garder pour l’année suivante.

Vous ne regarderez plus ces coffres à gravillon de la même façon 😊 (et je n’y peux rien, c’est comme ça).

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