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En arrivant en Autriche, de nombreuses petites choses du quotidien me semblaient différentes, et je mis parfois longtemps, voire très longtemps, à les identifier. Parmi elles, les toilettes. Enfin pas n’importe lesquelles. J’imagine que vous voyez celles dont je souhaite vous entretenir. Oui, celles qui possèdent une sorte de plateau récepteur des dons qu’on leur faits. Je n’en ai jamais vu autant qu’en Autriche (et en Allemagne), comme si un énorme stock de cuvettes à fond plat avait dû y être écoulé des années durant.

La première question qui me vint à l’esprit fut « Pourquoi ? ». La réponse aurait pu très bien être « parce que », mais elle est bien plus sérieuse que cela. Les cuvettes de WC à fond plat permettent en effet d’effectuer plus facilement des prélèvements de selles, et en partie de constater son état de santé. C’est ce que faisaient les médecins des siècles durant pour examiner les malades. On peut donc profiter de ce modèle de cuvette pour s’adonner à un peu de médecine, ou du moins remarquer des signes de problèmes de santé. Pour ma part, je trouve cela toujours amusant de me dire que quoi que l’on ingurgite, le résultat est souvent le même. Une réflexion presque philosophique. Un passage aux toilettes peut d’ailleurs bien être l’occasion de réfléchir. Je vous avouerai que j’y trouve souvent des idées d’article, et pas que de la m****, plutôt du contenu de bonne qualité !

Si l’on pense que plus de la moitié de la population mondiale ne possède pas de toilettes au sein de son propre domicile, on peut savourer ces moments passés au petit coin. En plus d’être une question de santé publique, ce manque de toilettes soulève aussi des questions relatives à la sécurité des individus. C’est ainsi qu’a lieu mardi prochain, le 19 novembre, la journée mondiale des toilettes, une journée qui nous rappelle que quel que soit l’aspect de la cuvette, on peut s’estimer heureux d’en avoir une à se mettre sous les fesses. 

 

 

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