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La première fois que je me rendis à Vienne, avec mes parents, adolescente, et en voiture, je fus marquée par le château de Schönbrunn, qui s’offre à nous en entrant dans la ville de Vienne par l’ouest. Une entrée dans la ville pleine de charme et d’élégance.

Lorsque je vins à Vienne pour la seconde fois, avec des amis, étudiante, et en train, je découvris à la sortie du métro pour notre hôtel le complexe de Gasometer (ligne 3). J’eus l’impression de ne pas être arrivée dans la bonne ville. Quatre grands bâtiments cylindriques de briques alignés les uns derrière les autres semblant vouloir rivaliser dans leur grandeur avec le château de Schönbrunn m’accueillaient.

« Gasometer »… Il s’agissait donc de gazomètres, réservoirs qui servent à stocker du gaz (dans une telle situation, l’allemand ne semble pas être une langue si difficile à apprendre 😉). J’avais donc affaire à la Vienne industrielle de la seconde moitié du XIXème siècle. De quoi enrichir ses connaissances sur la ville me dis-je pour faire passer ma légère déception. La ville de Vienne avait d’ailleurs anticipé les critiques esthétiques au moment de la construction des gazomètres entre 1896 et 1899. Faisant environ 70 mètres de haut, ils étaient alors bien visibles depuis la ville et étaient alors entourés par des ateliers et de petites usines. Des façades en brique leur ont été construites afin de leur donner plus de cachet ! Ils devinrent rapidement le symbole de Simmering, 11ème arrondissement de Vienne. Malgré de nombreux bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, ils furent ensuite rénovés, remis en service, et utilisés jusqu’en 1975.

Classés monuments historiques par leurs très belles façades, ils ont été l’objet de concours d’architectes à la fin des années 90 pour installer à l’emplacement de leurs anciennes cuves un centre commercial, une salle de concert, les archives de la ville, des bureaux, et surtout des logements, dont certains dédiés aux étudiants.

Les quatre gazomètres ont tous eu un cabinet d’architectes différent, trois autrichiens et un français, celui de Jean Nouvel, pour le gazomètre A. Le gazomètre B possède une excroissance architecturale moderne baptisée le « Schild » (le bouclier), pour témoigner à l’extérieur des architectures modernes qu’offrent les intérieurs.

Le gazomètre C possède même un parking souterrain et on peut passer d’un gazomètre à l’autre par des passerelles ! (Pas toutes aussi hautes que cela !)

Aujourd’hui, les gazomètres rappellent le passé industriel du quartier, dont les espaces vides ne cessent d’être comblés par des immeubles de bureaux et de logements. Malgré leur originalité, ils peinent cependant à attirer des clients dans leurs commerces qui semblent la plupart du temps déserts. Je vous invite en tout cas à découvrir ou à redécouvrir cette perspective de la ville de Vienne.

Jeu-concours

La question : La première fois que je vins à Vienne, ce fut en voiture, et depuis ma région natale. Comment s’appelle-t-elle cette si belle région ?

Si vous pensez avoir la réponse, écrivez-moi à pomelilou(arobase)gmail(point)com. Le premier ayant envoyé la bonne réponse se verra offrir deux entrées pour la prochaine soirée française de WIM, soirée dansante qui aura lieu le 11 octobre au Café français à partir de 21h30.

Si vous aimez participer à des jeux-concours sur Vienne et l’Autriche, inscrivez-vous au Club !

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