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Je fis la connaissance de Maurice Ernst il y a deux ans lors de la première conférence que j’organisai, dédiée à l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Depuis nous nous soutenons dans nos divers projets. J’ai ainsi pu aller voir l’une de ses performances artistiques pour laquelle il avait choisi de s’inspirer des correspondances de Baudelaire. Maurice Ernst termine en effet un master en art et sciences à l’Angewandte (l’université des arts appliqués). Eh oui ! C’est un artiste que je vous présente avec ce 37ème portrait. Dernièrement, il réalisa pour notre conférence-spectacle dédiée à certains palais du Ring de magnifiques caricatures de chaque palais qui raconta ce soir-là son histoire. Un travail qui nous impressionna tous !

 

Maurice Ernst

 

Maurice Ernst vit depuis deux ans à Vienne. C’est un grand nomade. Il a vécu un an en Italie, treize ans en Belgique, un an au Salvador, huit ans en Espagne et quatre ans au Canada. Il voyage aussi beaucoup et se rend ainsi de temps en temps en France. Le français, il l’a appris à l’école car sa langue maternelle est l’espagnol, un espagnol teinté d’un accent belge.

Qu’est-ce qui t’a amené en Autriche ?

La Wiener Werkstätte (alors là je crois qu’on tient la raison la plus originale dans l’histoire des portraits de Ca valse à Vienne !)

Que préfères-tu dans la gastronomie autrichienne ?

Les Schnitzel !

Que rapportes-tu de France ?

Du fromage.

Que rapportes-tu de Belgique ?

Du chocolat bien sûr, des spéculos et du sirop liégeois (une pâte à tartiner à base de pommes ou de poires et de dates, ça doit être bon !)

Que rapportes-tu d’Espagne ?

Du Jamon Iberico (jambon ibérique)

Que rapportes-tu d’Italie ?

De la burrata et des dolci.

Que rapportes-tu du Salvador ?

Du gel à l’aloe vera.

Qu’emportes-tu avec toi dans tous ces pays ?

Des gaufrettes Manner, comme partout où je me rends quand je sors de l’Autriche.  

Quelque chose à absolument voir ou faire à Vienne ?

Visiter le Kunsthistorisches Museum et le MAK.

Aurais-tu quelque chose à nous conseiller en dehors des sentiers battus ?

Un bar dans le 1er arrondissement de Vienne, le Santo Spirito, où on peut prendre un verre en écoutant de la musique baroque, et un passage à la Jesuitenkirche pour admirer son intérieur.

Quelque chose à absolument voir ou faire en dehors de la capitale ?

Aller au festival Ars Electronica de Linz.

Quelque chose qui a changé dans ton quotidien depuis ton installation en Autriche ?

Je suis devenu ponctuel, plus à la minute près qu’au quart d’heure près comme autrefois.

Ton mot ou ton expression allemande ou autrichienne préférée ?

J’aime beaucoup le mot Käsekrainer (la fameuse saucisse au fromage), que je trouve très bizarre, et le mot bequem (confortable, commode, voire paresseux) dont j’aime beaucoup la sonorité.

Ton mot ou ton expression française préférée ?

« Il ou elle n’a pas toutes les frites dans le même sachet », ce qui signifie que la personne est un peu dérangée (j’imagine que cette expression vient de Belgique, mais ayant moi-même des amis et des origines belges je n’ose pas demander).  

Enfin, quelque chose que tu fais dans ton temps libre, à part bien sûr lire « Ça valse à Vienne » ?

Je suis un rat de musées et j’aime de temps en temps faire partager mes expériences sur un blog que j’ai créé : http://agendaculturel.blogspot.com/. Cela me permet aussi de pratiquer un peu le français à l’écrit.

 

Maurice Ernst est quelqu’un qui a toujours un pied dans le passé et un dans l’avenir. Il semble flotter sur les temps présents dont il s’inspire pour son travail artistique et poétique que j’espère que l’on pourra prochainement tous découvrir.

 

 

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