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Mes parents se rendent bientôt dans le Tyrol en voyage organisé et Papa me dit il y a peu qu’il allait lire à tout le groupe mon article sur le tombeau de Maximilien Ier à Innsbruck. J’en suis tellement fière que je me décidai d’écrire de nouveau sur une curiosité tyrolienne.

Cette fois-ci, nous nous rendons chez l’un des arrière-petits-fils de ce cher Maximilien, Ferdinand II du Tyrol. Ferdinand transforma, dans la seconde moitié du XVIème siècle, l’ancien château médiéval d’Ambras en une résidence Renaissance, écrin de tout ce qu’il collectionnait (et il y en a beaucoup !). Ferdinand incarnait vraiment le prince typique de la Renaissance, très cultivé, curieux de tout, et grand collectionneur. A côté du château, il fit ainsi construire un bâtiment pour abriter ses différentes collections, et surtout son cabinet de curiosités et sa bibliothèque. Même si ses joyaux se trouvent désormais à Vienne, au Kunsthistorisches Museum, le « museum », comme on l’appelait alors, vaut vraiment le détour !

On commence par une grande collection d’amures, en partie de ses ancêtres. Je ne suis pas une passionnée d’armures, mais je dois avouer avoir été assez impressionnée, notamment par celle de Bartelmä Bon, un homme au service de Ferdinand, qui mesurait 2 mètres 60 de haut ! Fasciné lui aussi par les grands ennemis des Habsbourg, Ferdinand collectionna des armures ottomanes, à la fois trophées et objets d’art. On pénètre ensuite dans la salle de l’ancien cabinet de curiosités, reproduit en images tel qu’il était au XVIème siècle. La présentation est très intéressante. Elle permet de voir ce à quoi l’on accordait de l’importance et de l’intérêt, artistique et scientifique. Des petits objets taillés extrêmement finement dans du bois, des coraux, de l’ivoire, les portraits d’une famille aux visages complètement poilus comme des chats, des mécanismes en acier extrêmement modernes alors, des coiffes amérindiennes…

Une grande partie de ces objets est visible à l’étage. On va de surprise en surprise, du portrait d’un cochon géant à une chaise métallique sur laquelle on emprisonnait un convive pour le faire boire, en passant par des tableaux de scènes bibliques réalisés avec de petits morceaux de verre (jamais vu auparavant !).

Devant la demeure de la famille qui domine tout le parc s’étend une galerie dont la façade extérieure ressemblait à celle du palais de Grenade de Charles Quint, oncle illustre de Ferdinand.

La salle, dite espagnole, qui se trouve à l’intérieur, est un chef-d’œuvre Renaissance de 43 mètres de long.

On passe ensuite dans des salles moins officielles, celles du bain et du hammam de Ferdinand, avec leurs fresques d’origine, pour retomber sur une impressionnante collection de verreries, illustrant ce que l’on produisait alors de plus beau au Nord des Alpes. Enfin, pour finir, on atterrit dans la cour intérieure de la demeure dont les façades sont entièrement peintes en grisaille pour nous offrir d’élégants effets trompe-l’œil. Une visite bien riche en surprises et en beautés !

 

Jeu-concours

 

La question : Comment s’appelait la première épouse de Maximilien Ier d’Autriche (cité plus haut) ?

Si vous pensez avoir la réponse, écrivez-moi à pomelilou(arobase)gmail(point)com. Le premier ayant envoyé la bonne réponse se verra offrir deux entrées pour la prochaine soirée de WIM “France meets Brasil”, soirée dansante franco-brésilienne avec un concert d’Anna Tores (vendredi 27 septembre à 20h30 au Fania Live !).

Si vous aimez participer à des jeux-concours sur Vienne et l’Autriche, inscrivez-vous au Club !

 

Informations pratiques

Adresse : 20 Schlossstraβe, Innsbruck.

Horaires de visite : Tous les jours de 10h à 17h. Fermé en novembre.

Pour s’y rendre : Si vous n’êtes pas en voiture (parking payant par pièces et qui ne rend pas la monnaie), le bus 4134 vous y mène directement depuis la gare centrale d’Innsbruck en une dizaine de minutes (toutes les 20 minutes). On peut également s’y rendre avec la ligne de tram 3 (arrêt Philippine-Welser-Straβe) et en marchant encore un petit quart d’heure (toutes les 10 minutes).

Tarifs : 12 € d’avril à octobre et 8 € de décembre à mars (la salle espagnole est alors fermée). Gratuit pour les moins de 19 ans et avec la carte du Kunsthistorisches Museum.

Les informations dans les salles sont en allemand et en anglais et des audioguides en français, allemand, anglais et italien sont disponibles pour 3 € (option que je vous recommande !).

Notez que les intérieurs ne sont pas chauffés. Gardez bien vestes et manteaux !

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