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L’an dernier, je me rendis pour la première fois au festival Ars Electronica de Linz, une découverte incroyable ! Si incroyable qu’il ne m’est d’ailleurs pas aisé de trouver les mots pour le décrire tant il fut pour moi riche en émotions et en découvertes.

Tout d’abord quelques mots sur ce festival assez original. Le festival Ars Electronica vit le jour à Linz en 1979. Il œuvre à rapprocher l’art de l’électronique ! Il s’ouvre ainsi à toutes les expérimentations électroniques, numériques et relevant de l’intelligence artificielle. Un festival unique en son genre et qui connut ainsi rapidement un très grand succès. Linz se retrouve complètement métamorphosée lors de la période du festival. Sa population triple en l’espace de quelques jours. On y entend tant de langues étrangères différentes que l’on ne sait parfois même plus dans quel pays on se trouve. Le festival accueille en effet des participants du monde entier, artistes, scientifiques et étudiants.

Je me rappelle m’être sentie euphorique toutes ces journées durant. On découvre des créations dont on n’aurait jamais supposé l’existence, on participe à des discussions critiques, on ne cesse de faire des rencontres très enrichissantes, on réfléchit beaucoup, on est émerveillé la plupart du temps, on questionne notre époque et les temps à venir, et on fait même la fête ! Les créations et inventions que l’on voit sont autant esthétiques que pratiques. Elles nous font surtout imaginer le monde de demain, ou ce qu’il pourrait devenir.

Le festival dure cinq jours, du jeudi au lundi. Ses activités sont parsemées dans la ville, ce qui permet d’ailleurs de découvrir des endroits très intéressants, comme le Lentos, le parcours sur les toits de la ville (Höhenrausch), ou encore le Ars Electronica Center. Le lieu le plus emblématique du festival reste cependant la Postcity, ancien centre de tri postal, qui abrite le bureau d’accueil du festival, la plus grande partie des expositions, des spectacles, des ateliers et des conférences. Un endroit qui vaut vraiment le détour à lui tout seul.

On se balade dans les anciens bureaux et entre les tobogans du tri postal pour découvrir des inventions toutes plus créatives les unes que les autres. Bien plus sympathique qu’un palais des congrès classique.

Parmi les créations que j’ai préférées, il y eut Singing Sang, du Slovène Tadej Droljc, une création animée en 3D magnifique, jouant sur la construction et la déconstruction de surfaces. Et les Electronicos Fantasticos!, des Japonais qui créent de la musique électronique dansante en live avec des lecteurs de code-barres et des ventilateurs en guise de guitares.

Autant vous dire que j’ai vraiment hâte d’y retourner !

 

Tiens, une installation pour laquelle je n’avais pas obtenu de place au MAK de Vienne et qui là ne nécessitait que 5 minutes d’attente😉

Informations pratiques

Prochain festival du jeudi 5 au lundi 9 septembre.

Pavillon principal à la Postcity Linz, 12 Bahnhofplatz (= à deux pas de la gare).

Le programme est en ligne ! Pensez à acheter ou réserver vos places pour les spectacles et performances au nombre limité de spectateurs.

Toutes les informations sont traduites en anglais !

Tarifs : Pour tout le festival, 147 € par personne (18 € pour les moins de 19 ans). Pour une journée, 52 € par personne (31 € le jeudi et le lundi). Pour n’accéder qu’aux expositions de la Postcity, 9 € par personne. On peut également accéder aux autres endroits en en payant l’entrée unique sur place. Un tarif réduit est disponible pour les étudiants de moins de 27 ans, les plus de 65 ans, et les détenteurs de différentes cartes, telle la Linz Kulturcard 365. Gratuit pour les moins de 6 ans et les détenteurs du Kulturpass.

 

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