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Traunkirchen est certainement le village idyllique en bord de lac avec vue sur les montagnes le plus proche de Vienne. Un endroit rêvé pour un week-end ou pour quelques jours. On le voit s’avancer dans le lac Traunsee lorsque l’on arrive à Gmunden. La première impression, c’est « Wow ! ». Et la première réflexion, c’est « Je veux y aller ! ». J’en ai fait l’expérience avec de nombreux visiteurs et je peux vous dire que ça impressionne tout le monde.

De Traunkirchen, on a d’abord une vue imprenable sur le Traunstein, montagne grossièrement triangulaire, sur laquelle je ne manquerai pas de revenir dans un prochain article (de toute façon, elle ne risque pas trop de bouger).

Le village possède une très belle promenade aménagée au bord du lac, qui nous mène à ses deux églises et à son cloître. Ce sont eux qui confèrent tout son charme au village. Que l’on vienne du Nord, ou que l’on vienne du Sud (il n’y a qu’une route de toute façon).

Les amateurs de sport en plein air seront conquis. Escalade, vélo tout terrain, randonnée… On peut tout faire pour accéder à l’un des sommets qui entourent le village, et cela vaut vraiment le coup de le faire. Pour ma part, j’avais prévu une randonnée, et je crois que l’hôtel que je choisis l’avait également prévu. 😊

La réceptionniste me conseilla l’un des trois sommets qui dominent Traunkirchen, le Traunsee et les environs. Le premier, le Baalstein, me semblait proche de l’hôtel. Je lui dis que je pouvais commencer par lui, puis en faire un autre. Elle hocha de la tête, signifiant que cela était bien faisable, voire facile. Je partais enjouée, mais la randonnée se révéla être bien différente de ce que je m’étais figurée (bien loin des sentiers de la forêt viennoise).

Pour se rendre sur le Baalstein, on commence par monter un chemin parsemé de petits autels menant à la très jolie chapelle du calvaire.

Si vous souhaitez ne faire qu’une petite balade, prenez le Malerweg (chemin des peintres), au premier croisement. Il offre une belle vue sur l’église Saint-Jean-Baptiste, tout en redescendant vers le coeur du village. Sinon, le chemin se poursuit en forêt. Puis arrive le moment où l’on doit grimper dans la forêt. Je m’y engageai sans trop réfléchir, mais rapidement, je me rendis compte qu’il fallait bien regarder où l’on pose le pied et où se trouvent les marques rouges à suivre jusqu’au sommet. Un vrai jeu de piste ! Je ne m’attendais pas à parcourir des chemins aussi peu aménagés, mais j’étais fière d’y parvenir, même si je commençais à trouver le temps un peu long. La forêt est si dense que l’on ne perçoit pas le somment à atteindre. Ne sachant point combien de temps il fallait encore grimper, ma motivation commençait à fléchir. Heureusement, je rencontrai des touristes américains redescendant et leur demandai s’il y avait bien un sommet. Ils me dirent que oui, à seulement une vingtaine de minutes, avec un peu d’escalade. Escalade ! Mon visage ayant dû parler de lui-même, ils ajoutèrent tout de suite que ce n’était rien, juste une roche à grimper, et que cela en valait vraiment la peine. Sur ces bonnes paroles, je me remis en route. Escalade. Le terme était juste. Sûrement pas pour des habitués de ce sport, mais pour des gens comme moi, cela suffit pour dire « Aujourd’hui j’ai fait de l’escalade, eh ouais ! ». Il y a trois petites parois à franchir, toutes aménagées avec des cordes, des chaînes et des crochets métalliques pour les mains et les pieds. Au moins, ça permet de se dire qu’on a réussi un petit exploit.

Exploit qui se ternit quelques mètres plus loin lorsque l’on tombe sur des parois aménagées pour l’escalade et que l’on voit des passionnés grimper on ne sait comment à toute vitesse. Puis, c’est le sommet du Baalstein ! Epoustouflant ! Les Américains avaient bien raison. Cela en valait bien la peine et c’est indescriptible.

On peut ensuite poursuivre par un autre chemin, mais il faut compter trois à quatre heures de randonnée de plus. Je suis donc redescendue par le même chemin et j’ai mis en tout trois heures et demi. J’étais bien loin de mon objectif, mais ayant escaladé des roches, je me sentais plus sportive que jamais. Il était temps de faire un petit plongeon dans le lac à l’eau incroyablement limpide.

Le village de Traunkirchen dispose d’une petite esplanade aménagée et enherbée très agréable. Elle renferme même un bassin pour les enfants, où l’eau est du coup un peu plus chaude. L’eau du lac est effectivement assez froide. Je n’y ai trempé que le bas de mes jambes, qui restèrent glacées pendant une dizaine de minutes. J’étais donc plus courageuse à la grimpette qu’au bain d’eau froide. En tout cas, la vue y est splendide et je retrouvai les Américains croisés plus haut.

Pour ce qui est de la restauration, je ne peux que vous recommander le Poststube de l’hôtel Post. Ils proposent toute la journée une cuisine traditionnelle maison exceptionnelle et d’un excellent rapport qualité-prix.

Pensez à réserver votre hébergement à l’avance. Le nombre de chambres et de places de parking est restreint. Cela chagrine des gens de passage, mais est très appréciable quand vous logez dans le village.

J’espère que cet article vous a convaincus de découvrir Traunkirchen et le Salzkammergut, ou d’y retourner ! J’avais déjà consacré un article à Hallstatt, à une quarantaine de minutes au sud de Traunkirchen, un autre must !

 

Informations pratiques

En voiture, comptez un peu plus de deux heures et demi depuis Vienne, et pensez à vous informer sur le stationnement auprès de l’établissement qui vous héberge.

En train, comptez environ trois heures, avec un changement à Linz ou à Attnang-Puchheim.

Equipez-vous bien de sandales ou chaussures de randonnée si vous souhaitez grimper sur l’un des sommets environnants. Si vous n’êtes pas très habitués aux randonnées, évitez d’y aller seul. Un petit accident peut arriver très vite.

 

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